Autour du métal

La surprise du métal | Le travail du rond-point | Options techniques | Le processus de réalisation



La surprise du métal

Le bois, je l’ai travaillé pendant 20 ans, en produisant beaucoup d’œuvres. Une expérience forte et positive mais, par surprise, j’ai changé de matière en découvrant le métal.
La donne a changé à l’occasion d’une proposition de concours pour un rond-point, près de mon atelier de St Pierre des Corps.
Je savais que l’espace urbain et l’architecture, dans leur complexité, me touchaient depuis longtemps. Oser concevoir et proposer, à partir de ses idées, de sa sensibilité, de ses opinions politiques sur la cité et la manière d’y vivre, était resté jusqu’à ce jour hors de portée ou de question. Merci à la municipalité qui a ouvert le champs et « autorisé » un autodidacte à prendre ce risque de la création urbaine.

Le travail du rond-point

L’hypothèse du bois a volé en éclat dans le travail préparatoire du projet.
Même en usant des astuces dénaturantes (isoler le bois du sol avec du métal, lui mettre un chapeau, en haut, sur le droit fil, couvrir d’une épaisse protection !…), la proposition ne pouvait être durable.

Avec l’aide de mon voisin tunisien, je me suis initié à la soudure à l’arc, en démarrant avec une réelle crainte de cette force électrique, capable de fondre le métal en un clin d’œil.
C’est en fait tellement magique que ma peur a très vite disparu, au bénéfice de l’infrastructure de la girouette, cœur du rond-point (voir œuvre urbaines, rond-point in situ).
La mise en place du rond-point, grâce en particulier à la coopération des services techniques de la municipalité, m’a ouvert le sentier des sculptures métalliques.

Dans une sorte de jubilation, j’ai travaillé intensément le métal, dans l’attente de la première exposition en ville. Je me sentais parvenu à mon terrain privilégié et depuis, les œuvres en bois restent en l’état , toujours appréciées, mais avec le même effectif ! je prends soin de varier leur exposition, pour moi, et pour les visites assez nombreuses que je reçois à mon atelier, surtout lors des journées portes ouvertes (voir échanges et rencontres avec les particuliers), avec en vedette actuellement, la Tour de Babel (voir Tour de Babel).

Le travail du métal diffère, profondément, de celui du bois. Avec lui, pas de clin d’œil ni de masse impressionnante au départ, à transformer par enlèvement prudent.
Le métal ouvre l’espace : 3 ou 4 morceaux de fer à béton créent un volume « intérieur », un « dessin » qui remplace tous les autres tentés avant avec le crayon. L’espace créé me « prend » et tout se passe alors autour de cette présence, les étapes suivantes s’avérant souvent délicates. Il est facile de détruire le mystère, l’élégance ou l’ouverture d’un espace crée.


La surprise du métal | Le travail du rond-point | Options techniques | Le processus de réalisation


Navigation: page suivante.